Tensions entre la France et le Royaume-Uni

EUR

Hier après-midi, la Banque centrale européenne a annoncé maintenir ses taux directeurs. En ne modifiant aucun de ses instruments monétaires, elle reste ferme quant à sa stratégie de départ, malgré la forte poussée de l’inflation bien plus durable et importante qu’initialement prévue. La Présidente de l’institution Christine Lagarde, a indiqué qu’elle sera sans doute amenée à changer la politique monétaire l’année prochaine. Par ailleurs, le programme de rachat de dettes en place continuera à un rythme légèrement plus faible. Christine Lagarde souligne également que la hausse des prix dans la zone euro s’explique par trois paramètres : l’augmentation des prix de l’énergie, le décalage entre la reprise de la demande et de l’offre, et enfin par la fin du taux réduit de TVA en Allemagne. Cependant tous les membres de la BCE ne partagent pas la même réflexion concernant les indicateurs de l’inflation, puisque certains membres du Conseil, en privé, se sont montrés prudents en affirmant qu’il serait possible que l’inflation reste supérieure à 2%, et cela jusqu’en 2023.

GBP

Ce jeudi, une nouvelle étape a été franchie dans l’affrontement entre la France et le Royaume-Uni concernant les zones de pêche dans la Manche. En effet, dans la nuit de mercredi à jeudi, la France a annoncé avoir arraisonnée et ensuite dérouté vers le port du Havre un navire britannique qui péchait dans les eaux françaises sans autorisation et sans que les autorités britanniques ne contestent. Suite à cela, George Eustice, le Ministre britannique de l’Environnement a déclaré devant le Parlement que la Grande-Bretagne était prête à mettre en place des « mesures appropriées et calibrées en retour ». Ces tensions entre les deux pays perdurent depuis quelques mois puisque la France reproche au Royaume-Uni de ne pas avoir délivré aux pêcheurs français un nombre suffisant de licences de pêche. Lors du Brexit, des accords ont été négociés pour éviter ces tensions entre les deux protagonistes. A partir du 2 novembre, des mesures s’appliqueront contre les anglais, comme l’interdiction aux navires britanniques de débarquer dans une majorité des ports français et la systématisation des contrôles douaniers et sanitaires sur les importations britanniques. Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes a souligné que sans aucun effort de la part du gouvernement britannique, la France mettra en place des mesures plus drastiques. En conséquence, le Ministre des affaires étrangères britannique a convoqué l’ambassadeur de France à Londres pour expliquer les décisions françaises.

USD

Aux Etats-Unis, nous observons un net ralentissement de la croissance économique pour ce troisième trimestre. En effet, elle a atteint son rythme le plus faible sur plus d’un an. Il s’agit de la plus faible croissance depuis le deuxième trimestre 2020. Cela s’explique par la récurrence des cas du Covid-19 qui a renforcé la pression sur les chaînes d’approvisionnement et les pénuries de biens. Il faut également prendre en considération la flambée des prix, le ralentissement des mesures de relance budgétaire et l’impact de l’Ouragan Ida sur la production pétrolière américaine. Bien que nous ayons observé certains signes de redressement économique à la fin troisième trimestre, ces facteurs ont réellement pesé sur l’économie américaine.

L’AGENDA ÉCONOMIQUE DE LA JOURNÉE

14h30 : Indice des prix à la consommation (USD)
14h30 : Indice du coût de l’emploi (USD)
14h30 : Dépenses des ménages (USD)
15h45 : Indice PMI de Chicago (USD)
16h00 : Indice Michigan de confiance des ménages (USD)