Macron en visite d’État à la Maison Blanche

EUR

Comme l’on pouvait s’y attendre, l’inflation en zone euro du mois de novembre parue ce matin montre un véritable ralentissement. En effet, l’indice des prix à la consommation en rythme mensuel est tombé à -0.1% contre des anticipations à +0.2% et +1.5% au mois d’octobre. En rythme annualisé, l’inflation est désormais de +10%, contre +10.6% le mois précédent (le consensus attendait +10.4%). Dans le détail, c’est l’inflation relative aux prix de l’énergie qui ralenti grandement, alors que la hausse des prix des denrées alimentaires continue d’accélérer et inquiète les économistes. Quoiqu’il en soit, ce changement de tendance récent au niveau de la hausse généralisée des prix pourrait justifier un ralentissement de l’augmentation des taux de la Banque Centrale Européenne, et donc participer activement à atténuer le renfort de l’euro constaté depuis quelques semaines. Après deux hausses de 75 points de base de son taux directeur la banque centrale pourrait lors de sa réunion de décembre procéder à un relèvement de 50 points en utilisant l’argument de la décélération des prix. Pour autant, comme l’a laissé suggérer sa Présidente Christine Lagarde hier, il semble logique que l’institution adopte une phase d’observation pour ne pas arriver à des conclusions hâtives.

GBP

Le gouverneur de la Bank of England Andrew Bailey a revenu hier sur la catastrophe politique qui avait frappé le pays en septembre en déclarant qu’il n’avait pas été averti en amont du budget ultra-expansionniste de l’ancien Ministre des Finances Kwasi Kwarteng. Rappelons que cette annonce avait été très mal reçue par les investisseurs, craignant pour les finances britanniques, et avait provoqué un véritable tremblement de terre financier outre-Manche (dépréciation de la livre sterling, augmentation des taux obligataires et des coûts de financement, forte chute des prix sur le marché des actions…). Ce raz-de-marée avait mené Kwarteng, mais aussi la Première Ministre Liz Truss, à démissionner. Bailey a ainsi expliqué « ne pas avoir reçu de communication formelle, contrairement au processus habituel ». La banque centrale avait été contrainte d’intervenir en urgence en achetant 65 milliards de livres sterling d’obligations britanniques pour stabiliser les prix et ramener un semblant de stabilité sur les marchés.

USD

Le Président français Emmanuel Macron, très certainement considéré par Joe Biden comme le plus influent des dirigeants européens, effectuera à partir de mercredi une visite d’État (le plus haut grade protocolaire démocratique) aux États-Unis. Les officiels des deux pays en ont profité pour saluer les relations bilatérales et les américains ont qualifié la France comme « leur plus vieil allié ». Les échanges devraient être axés principalement autour de la guerre en Ukraine, du protectionnisme commercial des États-Unis ou encore des relations avec la Chine.

L’AGENDA ÉCONOMIQUE DE LA JOURNÉE

14h15 : Créations d’emplois non-agricoles (USD)
14h30 : PIB T3 (USD)
14h30 : Dépenses de consommation (USD)
15h45 : PMI de Chicago (USD)
18h35 : Discours de Cook (Fed) (USD)
19h30 : Discours de Powell (Fed) (USD)