Les salaires britanniques à un niveau record !

EUR

Lors d’un évènement organisé par l’Institute of International Finance, l’économiste en chef de la Banque Centrale Européenne Philip Lane a expliqué qu’une hausse ponctuelle des salaires ne serait pas suffisante pour contrer la pression inflationniste constatée ces derniers mois. Selon lui, il sera nécessaire d’analyser autant la croissance des salaires que celle des prix afin de déterminer l’augmentation du réel coût de la vie et son impact sur la consommation. Pour autant, ses propos vont dans le sens d’une posture attentiste de la BCE puisqu’en lisant entre les lignes on comprend qu’il estime que la banque centrale ne devra agir qu’en cas d’inflation forte observée sur le long terme, avec en marge une évolution des salaires moindre. Enfin, Lane a également expliqué que les prévisions d’inflation à moyen terme de la BCE n’étaient que de 1.5% pour 2023, donc toujours en-dessous de son objectif fixé à 2%.

Kevin Kuehnert, le Vice-Président du parti allemand des sociaux-démocrates, s’est de nouveau montré optimiste hier aux micros du média ARD quant à l’aboutissement d’une coalition formée avec les Verts et les libéraux-démocrates. Pour autant, l’ambiance est agitée outre-Rhin ! L’heure est actuellement aux négociations et aux concessions, puisque les partis sont séparés par certaines divergences majeures d’opinion. Pour le moment, les discussions excluraient la hausse des taxes voulue par les sociaux-démocrates, parti de gauche.

GBP

Paraissaient ce matin la hausse des salaires au Royaume-Uni, en hausse de 7.2% pour le mois d’août (alors qu’elle était attendue à 7%). Un record, alors que le gouvernement mettait un terme à son mécanisme de chômage partiel fin septembre. Le taux de chômage est lui en baisse, paraissant à 4.5% pour le mois d’août contre 4.6% en juillet. Ces données donneront encore du grain à moudre à la Bank of England pour justifier une hausse des taux directeurs prématurée.

USD

Le gouverneur républicain du Texas Greg Abbott a hier fait barrage à l’ensemble des mandats relatifs au COVID-19 au sein de l’État, y compris pour les employeurs privés. Une action prise en réponse au « harcèlement » de l’administration Biden qui avait demandé aux entreprises de licencier les travailleurs non-vaccinés. Par exemple, les géants Facebook et Alphabet (Google) ont expliqué à leurs employés qu’il serait nécessaire de fournir une preuve de vaccination pour retourner travailler en présentiel. American Airlines a de son côté demandé à ses 100 000 employés basés aux États-Unis de fournir une preuve de vaccination complète avant le 24 novembre, sous peine d’être licencié. Il en va de même pour United Airlines et ses 60 000 employés. Ces quelques exemples ne représentent qu’une infime partie de la réalité sociale, économique et sanitaire américaine. Selon Abbott, l’administration Biden forcerait et harcèleraient des entités privées à imposer des mandats relatifs au COVID-19, « empêchant le Texas de vivre pleinement sa relance économique ». Les lois requérant une preuve de vaccination sont très controversées outre-Atlantique, avec de nombreux américains les jugeant anticonstitutionnelles et autoritaires. Pour le moment, la Maison Blanche n’a pas encore réagi à cet évènement.

L’AGENDA ÉCONOMIQUE DE LA JOURNÉE

13h00 : Discours de Enria (BCE) (EUR)
15h00 : Discours d’Elderson (BCE) (EUR)
16h00 : Discours de JOLTS (Fed) (USD)
17h15 : Discours de Clarida (Fed) (USD)
18h30 : Discours de Bostic (Fed) (USD)