Le variant indien déjà majoritaire dans certaines villes britanniques

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Le laboratoire pharmaceutique américain Johnson & Johnson ne cesse d’accumuler des retards de livraisons vers l’Union Européenne depuis qu’il a commencé à distribuer son vaccin au bloc en avril. Cela est principalement dû à des problèmes de production dans ses usines aux États-Unis ; là où sont en partie produites les doses destinées au vieux continent, conjointement avec l’usine néerlandaise de J&J. D’après les propos d’une source diplomatique européenne recueillis hier par Reuters, les livraisons de cette semaine devraient ainsi être réduites de moitié. J&J s’était initialement engagé à livrer 55 millions de doses de son vaccin uni-dose au cours du deuxième trimestre mais n’a pour le moment, à mi-parcours, livré que 5 millions de doses, soit moins de 10% de son objectif. D’après un porte-parole de la Commission Européenne ces retards seraient « temporaires » et « rattrapés ultérieurement ». De son côté, le géant américain faisait lui savoir que l’objectif de livrer 200 millions de doses à l’Union Européenne d’ici la fin d’année était toujours d’actualité. Reste à savoir si le destin entre J&J et l’Union Européenne sera similaire à celui qui lie le bloc au très contesté AstraZeneca …

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Le Royaume-Uni constatait hier 1 979 nouvelles contaminations au COVID-19 (pour un total de 15 540 sur 7 jours, en hausse de 1.1%) et 5 décès (75 au total sur 7 jours, en hausse de 7.1%). Les admissions hospitalières diminuent elles de 1.2% sur 7 jours, pour un total de 751.

Le Secrétaire d’État à la santé Matt Hancock déclarait que désormais 86 autorités locales avaient recensé 5 cas ou plus de la mutation indienne du COVID-19. Matt Hancock a notamment pu alerter que cette souche était désormais dominante dans les villes de Bolton, Blackburn et Darwen et qu’elle était en constante augmentation. Le pays comptabilise désormais 2 323 cas du variant indien, pour une augmentation de 77% au cours des 5 derniers jours, inquiétant fortement les autorités médicales. Rappelons que les scientifiques pensent que celle-ci se propage encore plus facilement que le variant britannique, mais les données suggèrent que les vaccins restent efficaces. En effet, la majorité des 19 hospitalisations liées à une contamination par cette souche n’étaient pas vaccinées, « démontrant que le nouveau variant ne semble pas pénétrer chez les personnes plus âgées et vaccinées » expliquait Hancock devant le Parlement. D’ailleurs, les personnes âgées de 37 ans et plus en Angleterre pourront se faire vacciner à partir de mardi.

The Times rapportait en parallèle hier que les ministres britanniques, en raison de ce redoutable variant indien, considèrent des plans d’urgence permettant de faire appliquer des reconfinements locaux ou de retarder la réouverture totale et finale de l’économie au-delà du 21 juin.

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Le Président américain Joe Biden déclarait hier que 80 millions de doses devraient être données à d’autres pays d’ici la fin du mois de juin. Celles-ci se composent à 60 millions de doses du vaccin AstraZeneca, pas encore approuvé par les autorités locales, et de 20 millions de doses des vaccins produits par Moderna, Pfizer et Johnson & Johnson. Rappelons que les États-Unis ont été vivement critiqués jusqu’à présent pour avoir priorisé l’immunisation du peuple américain. À ce jour, sur les 333 millions de doses produites sur le territoire, seulement 3 millions ont été exportées, bien moins que la majorité des nations productrices de vaccins si l’on se fie aux analyses du cabinet de recherche londonien Airfinity. En comparaison, la Chine a expédié 252 millions de doses, soit 42% du total de sa production, et l’Union Européenne 111 millions de doses, soit plus d’un tiers de sa production.

L’AGENDA ÉCONOMIQUE DE LA JOURNÉE

18h30 : Discours de Bostic (Fed) (USD)