Le vaccin pourrait être “beaucoup plus faible” face à Omicron

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L’Allemagne recensait aujourd’hui son record de décès liés au COVID-19 depuis le 12 février (527) et presque 70 000 nouvelles infections. Le bilan total de décès depuis le début de la pandémie s’affiche désormais à 104 047 selon l’Institut Robert Koch. Si l’incidence diminue bien sur une semaine, la réduction est très lente. Mardi 30 novembre, on comptait ainsi 432 cas pour 100 000 habitants, contre 427 hier. Par ailleurs, Olaf Scholz a ce matin été officiellement intronisé au poste de Chancelier par le Bundestag, le parlement allemand, pour succéder à Angela Merkel. La cérémonie de passation de pouvoir aura lieu dans l’après-midi.

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D’après une source gouvernementale de la Times Radio, le Royaume-Uni pourrait changer de ton face à la pandémie … et ce dès demain ! Selon le média le gouvernement pourrait imposer « un plan B » qui impliquerait « une incitation au télétravail et l’utilisation du pass sanitaire pour les grands évènements ». D’après le présentateur Tom Newton Dunn les probabilités d’un tel scénario serait de « 85% ». Jusqu’à il y a quelques jours, la ligne directrice du gouvernement était d’écarter toute éventualité d’un reconfinement malgré l’apparition de la mutation Omicron, alors même que certains experts estiment que le nombre de cas journaliers pourrait atteindre le seuil de 90 000. Rappelons que le pays souffre déjà d’un bilan sanitaire inquiétant depuis quelques mois, alors même qu’Omicron est très peu présente sur le territoire. Les infections augmentent progressivement (l’incidence est de 479 cas pour 100 000 habitants) et les formes graves du virus avec. Si les théories à propos de cette nouvelle mutation venaient à se confirmer, la situation pourrait tourner au désastre, même si pour le moment la stratégie vaccinale semble porter ses fruits puisque les décès quotidiens semblent chuter depuis le début du mois de novembre. En effet, il est à noter que 36.4% des 12 ans et plus ont déjà reçu leur troisième dose.

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Omicron a été détectée dans 57 pays et les nations doivent se préparer à une augmentation drastique du nombre de patients en soins intensifs, déclarait ce matin l’Organisation Mondiale de la Santé. À titre d’exemple, le taux d’incidence en Afrique du Sud, où la mutation a été initialement repérée, a doublé la semaine dernière par rapport à la semaine précédente. Si pour le moment l’institution joue la carte de la patience en expliquant que peu de données sont pour le moment disponibles au sujet d’Omicron, une petite étude sud-africaine inquiète. D’après une analyse sanguine réalisée sur 12 patients par l’Institut de Recherche de Santé Africaine et publiée hier, la réponse immunitaire chez les individus ayant reçu deux doses du vaccin de Pfizer/BioNtech serait considérablement plus faible face à Omicron que face à Delta. Pour autant, sur les 12 individus étudiés, l’étude montre que cinq des six individus ayant reçu deux doses de vaccin et ayant déjà été infectés étaient capables de neutraliser totalement le variant Omicron, suggérant que la troisième dose pourra aider à contrer cette potentielle nouvelle menace.

En parallèle, dans une interview accordée au Wall Street Journal, le PGD de Pfizer Albert Bourla expliquait que « ce n’est pas une bonne nouvelle d’avoir un virus qui se propage bien plus rapidement » puisque cela signifie qu’il pourrait se retrouver chez « des milliards de personnes, entrainant potentiellement de futures mutations ». Pour autant, Bourla estime que Pfizer pourrait mettre au point un vaccin dédié à tacler spécifiquement Omicron en moins de 100 jours.

L’AGENDA ÉCONOMIQUE DE LA JOURNÉE

14h10 : Discours d’Enria (BCE) (EUR)
14h10 : Discours de Schnabel (BCE) (EUR)
16h00 : Rapport JOLTS (USD)