La BCE fait (encore) chuter l’euro !

EUR

Comme prévu la Banque Centrale Européenne a maintenu ses taux d’intérêt inchangés à l’issue de sa réunion d’avril et confirmait en parallèle que le programme d’achat d’actifs prendra fin au troisième trimestre 2022. L’institution a ainsi réitéré le fait qu’elle ne prendra de décision quant à ses taux qu’au moment où ses achats d’actifs seront totalement arrêtés ; une annonce qui tranche toujours plus avec ce qui est pratiqué par ses homologues d’outre-Manche et d’outre-Atlantique qui accélèrent eux les hausses de taux. « Au regard des conditions actuelles hautement incertaines, nous conservons toutes les options et flexibilités dans notre conduite de la politique monétaire » a ainsi précisé sa Présidente Christine Lagarde lors d’une conférence de presse tenue directement depuis chez elle, puisqu’elle récupérait à peine du COVID-19. Cette dernière faisant référence notamment à la guerre en Ukraine, aux restrictions sanitaires liées à la pandémie en Chine et à l’augmentation constante des prix de l’énergie a ajouté que les taux pourraient ne pas être relevés avant plusieurs semaines, voire mois, après la fin du programme d’achat d’actifs. Rappelons que la pression inflationniste en zone euro est toujours plus forte puisque c’est une hausse des prix de 7.5% qui était enregistrée en mars (en rythme annualisé). Au global, l’évènement a eu un fort impact baissier sur l’euro, qui perd en valeur face à la plupart de ses contreparties.

Le Président russe Vladimir Poutine a déclaré jeudi que Moscou anticipait d’ores-et-déjà la baisse des exportations énergétiques vers l’Ouest et s’efforcerait ainsi de réorienter celles-ci vers « le Sud et l’Est ». Il a affirmé que c’est les discours européens qui « déstabilisent le marché et font monter les prix » et a rassuré en expliquant que le pays « trouvera rapidement des solutions alternatives ». On imagine que la Chine, dont la consommation énergétique croit exponentiellement et les relations avec la Russie n’ont jamais été aussi bonnes, sera un client potentiel pour le régime de Poutine.

Le ministère de la Défense russe a déclaré ce vendredi matin que le pays allait intensifier ses frappes sur Kiev, en représailles des attaques « de type terroriste » perpétrées en territoire russe.

GBP

Le Royaume-Uni a annoncé ce jeudi, sous le feu des critiques, un accord avec le Rwanda pour envoyer ses demandeurs d’asile vers le pays africain. Le gouvernement conservateur a officialisé hier cet accord historique qui vise les personnes qui traversent la Manche illégalement, grâce auquel elles pourront obtenir le statut de réfugié légalement pour rester sur place. Dans le cadre de ce partenariat où Londres espère décourager les passages, est prévu un premier paiement de 120 millions de livres sterling au bénéfice de Kigali. Une somme qualifiée de gâchis de l’argent publique par l’opposition. « Nous devons nous assurer que la seule voie d’accès à l’asile au Royaume-Uni est sûre et légale » a déclaré Boris Johnson hier, tout en rappelant que les passeurs sont « responsables de trop de misère humaine et de morts ».

USD

D’après les propos d’une source diplomatique russe rapportés par le Washington Post aujourd’hui, la Russie a averti les États-Unis de « conséquences imprévisibles » si Washington continuait à fournir des armes à l’Ukraine.

L’AGENDA ÉCONOMIQUE DE LA JOURNÉE

15h15 : Production industrielle (USD)